Deux sœurs jumelles vivaient paisiblement, sans soucis ni angoisse, du haut de leur 16ans, profitant de chaque moments de la vie. Marie peut-être plus que Lise, surement parce qu'elle était plus drôle, plus gymnique, plus intelligente, et surtout, moins cardiaque et cancéreuse. . . Pourtant, ce fut elle qui mourut dans un accident de voiture, laissant Lise s'épanouir à son tour. Mieux, elle lui sauva même la vie, permettant une greffe de son foie et de son cœur pour sa jumelle. Une nuit, Lise avait à nouveau parlé à sa sœur, avant de s'endormir, lui souhaitant, comme si de rien n'était, une douce nuit. Puis, vers 4h du matin, elle s'éveilla en sursaut. Quelqu'un toquait à sa porte
Elle se leva, et se dirigea vers cette dernière, d'un pas incertain. Lise avait toujours été froussarde.
Elle alluma alors la lumière, puis constata que le bruit s'était tut. Elle ouvrit la porte à la volée, pour remarquer qu'il n'y avait personne derrière
Sceptique, elle retourna se coucher, et se rendormit. Quelques minutes s'étaient écoulées, lorsqu'elle entendu à nouveau des coups sur la porte.
Elle décida de rester coucher, et cacha sa tête sous son oreiller.
Mais elle ne pouvait oublier le tapement sourd et régulier, cela l'agaçait au plus haut point. Elle jeta son oreiller par terre, de rage, et s'apprêta à se lever et dire deux mots à l'abruti qui s'amusait à lui faire peur.
C'est alors qu'elle remarqua qu'une petite voix c'était ajouté au tapement
"Lise . . .. Lise. . .. Lise . . .. Lise. .. Je veux te voir, Je veux te voir, Je veux te voir . . .. "
Elle poussa un hoquet de surprise, et s'enfonça un peu plus dans ses couvertures.
Elle se rendit compte avec effroi que sa porte s'ouvrait, lentement.
Même chanson : "Lise, lise, je veux te vois, je veux te voir, rend moi mon foie, rend moi mon cœur"
La concernée se mit à trembler de tout ses membres, et cacha sa tête sous sa couverture
Elle sentit alors un petit courant d'air froid sous ses pieds. Quelque chose rampait, se rapprochant de plus en plus, sous ses draps.
Elle donna alors un gros coup de pieds dans le vide, commençât à se débattre jusqu'à ce qu'elle remarque qu'il n'y avait plus rien.
Elle entendit alors une respiration haletant, un râle, et de plus en plus fort, la petite chanson :
"Lise, lise, je veux te voir, je veux te voir, rend moi mon foie, rends moi mon cœur"
Quelque chose rampait par terre, jusque son lit
Elle entendait quelque chose, se hisser à la force de ses bras
pom pom shhhh pom pom shhh pom pom shhh
Et toujours la chansonnette
Cela devenait insoutenable, Lise se prit la tête entre les mains, essayant de se maitriser, lorsque soudain, elle vit une main cadavérique, pâle, presque en lambeau, se poser sur son matelas
Elle se colla instinctivement vers le mur, s'éloignant le plus possible de cette horreur, mais la "chose" commençait à se hisser sur le lit, y posant une deuxième main, puis commençant à dévoiler le haut de son crâne.
Elle avait une chevelure aussi brune que celle de Lise, mais en plus sale et clairsemé de trous.
Le visage du monstre se révéla de plus en plus, et la jeune fille, pétrifiée d'horreur, pouvait distinguer à présent les traits incertains de sa sœur.
Elle dégageait une puanteur de plus en plus forte, Lise venait de le remarquer, tandis qu'elle se rapprochait de plus en plus, laissant des traces sombres, semblables à du sang, sur son matelas.
La jeune fille voulut pousser un hurlement rauque, mais aucun son ne sortie de sa bouche. Elle remarqua alors qu'il y avait un silence lourd et pesant dans la maison, seulement perturbé par la respiration saccadé de sa défunte sœur. Cela ne fit qu'augmenter sa peur, elle tremblait à présent sans pouvoir se contenir, la bête se trouvant à quelques centimètres d'elle.
"Lise, Lise, je t'ai vu, je t'ai vu, rends moi mon cœur, rends moi mon foie..."
La morte-vivante psalmodiait à présent cette continue, approchant une main de la poitrine de Lise.
On pouvait maintenait apercevoir un trou béant au niveau de l'abdomen et du poitrail de Marie.
Lise plongea son regard dans le sien, espérant trouver de la pitié ou de la nostalgie, n'importe quoi, dans le regard de sa sœur.
Ce fut le moment que cette dernière choisit pour enfoncer d'un coup sec sa main dans le torse de sa sœur.
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Sister Cylyne
mer 02 avr 2008 20:44